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Site de L'actualité chimique      voir aussi  Focus – L’abandon des anodes sacrificielles pour protéger les fondations

Quelle protection anticorrosion pour une économie bleue durable ?

Si l’idée d’une énergie bleue est essentielle pour nos générations futures, la construction et la maintenance d’éoliennes maritimes et d’infrastructures portuaires associées posent le défi d’une protection durable de l’acier immergé dans un électrolyte très corrosif : la mer.

La réponse aux questionnements légitimes sur les risques environnementaux et économiques d’une pollution de la faune et de la flore marine par oxydation d’anodes sacrificielles (composées de 94% d’aluminium, 5% de zinc et 0,04% d’indium), apparaît comme stratégique au déblocage des projets hydro- et aérogénérateurs du littoral français. Il est de l’intérêt national et mondial de nous saisir de ce débat de manière objective, transparente et rigoureuse.

Sur le volet scientifique, on semble relativiser la concentration importante (≈500 µg.L-1) d’aluminium dissout lors des premiers mois de polarisation d’une cathode. On met en avant une augmentation de la fertilité et un effet « hormesis » de décontamination observés chez certains bivalves (huître et moule) une fois la densité de courant affaiblie et la concentration en ions métalliques diluée (≈80 µg.L-1) par le courant marin.

Pour autant, ces travaux ne portent que sur 1% de la masse d’alliage relarguée dans le milieu, car au pH moyen de 8,2 de l’eau de mer, l’aluminium et le zinc se déposent en hydroxyde dans les sédiments.

Un port dont l’activité fret représente 40 Mt.an-1 (le port de Calais par exemple) sacrifiera pendant 20 ans près de 500 tonnes d’alliage d’Al-Zn-Ind pour protéger ses ouvrages métalliques, et corrodera donc 23,8 t d’aluminium, 1,2 t de zinc et 100 kg d’indium par an dans ses sédiments marins. À raison de 13,2 g de poids unitaire d’aluminium, cela revient à jeter et laisser se corroder dans l’eau du port près de 1 800 000 canettes de soda par an !


Différentes problématiques environnementales telles que l’impact sur plusieurs décennies de la bioaccumulation de ces métaux le long d’une chaîne alimentaire (de la petite algue au mulet racleur de vase), ou la contamination de la faune au stade larvaire par modification de la biodisponibilité issue de l’acidification de l’océan, sont à approfondir.

Pour l’heure, compte tenu de l’absence de retraitement durable en aval des boues de dragage des ports et l’absence de traitement pérenne en amont des boues rouges de transformation de la bauxite en aluminium, il est judicieux d’analyser les alternatives techniques existantes que nos voisins européens mettent déjà en œuvre sur leurs navires, quais et éoliennes offshore.

La protection cathodique par courant imposé (ou ICCP) est couramment utilisée pour protéger nos réseaux gaziers enterrés et échangeurs thermiques de centrale nucléaire. La polarisation cathodique est obtenue au travers des anodes insolubles (MMO) et générée par un courant. Celui-ci dans le cas des éoliennes offshore pourrait être directement produit par l’éolienne.

La puissance modulable du dispositif permet d’asservir le courant au taux de dégradation du revêtement et de prolonger la durée de vie de l’ouvrage immergé sans interventions risquées et coûteuses de plongeurs-soudeurs.

En définissant une limite de courant par anode maximale suivant des critères environnementaux, un maillage dense et homogène d’anodes limitera l’influence des courants vagabonds au même niveau de ceux générés par les anodes sacrificielles.

Les exigences de maintenance des chantiers offshore pourront être satisfaites par des installations rustiques. Celles-ci seront composées d’équipements fiables installés en doublon et monitorés par des outils de communication adaptés et parfaitement isolés.

Aujourd’hui les vents tournent et le chantier de Saint-Nazaire livrera prochainement en mer Baltique une sous-station électrique qui sera protégée par courant imposé.

L’ensemble des compétences françaises étant à disposition, certains industriels du secteur, tels que le fabricant  JACQUET DECHAUME et le bureau d’étude CORAILLAGE, travaillent au développement de solutions adaptées aux ports, aux navires et énergies marines renouvelables (EMR).

Marc LANSARD, Société CORAILLAGE, Certificat CEFRACOR (COFRAC) Secteur Mer Niveau 2: 865